Réponse à: Non à la Delphinothérapie !

18Mai07

Liège, 6 mai 2002

Madame
/ Monsieur, pour faire suite au courrier de M. Yvon Godefroid, nous
nous permettons d’exprimer nos regrets que M. Godefroid ait choisi de
diffuser la version brute de son texte, malgré qu’il l’ait
« obligeamment » fait suivre d’une allusion à quelques précisions que
nous lui avons transmises, et qui tempèrent son propos sur nos
engagements – et surtout nos non-engagements! –
« délphinothérapeutiques ». Permettez-nous donc de livrer quelques
extraits de deux courriers adressé par J.-L. Renck à M. Godefroid, avec
une partie des informations susmentionnées. Qui précisons-le ont mené à
une rapprochement fort amical avec M. Godefroid, sur ce constat que nos
vues ne divergent guère sur le fond. Plusieurs affirmations de M.
Godefroid portant sur nos personnes et notre approche sont erronées ou
détournées, mais le fait est ici secondaire, et nous nous en tiendrons
ci-après à quelques recadrages qui intéressent directement le Projet
Jonathan, le lieu de son déroulement ainsi que la delphinothérapie en
général.

Nous
vous remercions par avance de bien vouloir rééquilibrer le courrier de
M. Godefroid par celui ci-après. Jean-Luc Renck Véronique Servais
jlrenck@bluewin.ch

(Extraits collationnés de deux courriers à M. Godefroid, en date du 25 janvier 2002)

Le
Projet Jonathan nous a pris par surprise en 1995, avec peu d’heures
pour prendre une décision (j’avais même préalablement dit à Véro de ne
pas ouvrir cette lettre venue de France, qui sentait encore une fois
l’entourloupe à base de dauphins, problème récurrent après son travail
de consultante pour un projet foireux à Bruges). Néanmoins, la lettre
ouverte, nous sommes entrés dans sa logique par ses côtés humains. Dans
le même temps, nous avons vu là une opportunité de mettre un frein à
cette mythification de l’autiste surhomme et du dauphin guérisseur
véhiculée par les médias et certains sectataires du cétacé. (…)

Nous
avons les mêmes montées d’adrénaline que vous sur ce sujet (note:
delphinothérapie), et comprenons donc votre élan. Une part de ces
agacements est stimulée par le comportement des médias qui ne
s’intéressent qu’aux belles histoires de dauphins miraculeux. Rares
sont ceux qui ont voulu répercuter nos conclusions, y compris en
diffusant un documentaire de 65 minutes (note: réalisé par la
journaliste suisse Francine Del Coso), lequel n’a passé que deux fois
en TV, vers minuit (nos conclusions en résumé: les dauphins étaient
bien moins effectifs que notre volonté de considérer Jonathan comme un
acteur à part entière d’une aventure, plutôt qu’un « esprit défectueux »
à réparer d’autorité. Des chiens auraient aussi bien fait l’affaire, et
d’ailleurs, c’est avec des canidés que Jonathan poursuit aujourd’hui
son chemin). (…)

Augusto Barangé (note: le vétérinaire propriétaire des dauphins de Cadaqués)
a notre indulgence (…)

bien
qu’il ait fait initialement une « grosse connerie » avec une bonne dose
d’orgueil et de naïveté. Son installation n’a jamais été le mouroir
qu’on a dit. Ses dauphins ont toujours été excellement traités, Augusto
était un vétérinaire consciencieux, et véritablement amoureux de ses
dauphins. Le seul grief fut ce confinement qui devait être provisoire,
et qui a duré jusqu’au terme tragique. Tout est allé de travers au
moment du déménagement, bâclé faute de vrais moyens. (…)

Augusto
apparemment s’est fait rouler par des promoteurs: on lui avait promis
un beau centre au Costa Rica, il s’est empêtré dans un traquenard
touristique. De fait, il s’est fait avoir continuellement (…)

La
municipalité de Cadaqués lui faisait miroiter une île pour un centre
d’éducation à la mer et aux cétacés, où les quatre dauphins libérés
seraient venus du large quand il les appellerait, pour des séances
pédagogiques ou « thérapeutiques » avec des écoles et des institutions.
Un tort d’Augusto, pour les politiques, a été de refuser absolument
d’en faire des bêtes de show.

Les associations de protection des
cétacés harcelaient Augusto: mais une fois ces dauphins arrivés en
Espagne, n’aurait-il pas fallu aider Augusto à mener à terme son
projet, pour le bien des dauphins, précisément? Dans ces sphères,
s’est-on soucié concrètement des dauphins à ce moment-là, ou juste de
prestige activiste, et du nombre de cotisants ? Ayant entendu certaine
cétolâtre française hurler à l’idée que ces dauphins cubains puissent
un jour librement compromettre la génétique des dauphins de
Méditerranée, l’espoir était mince de même pouvoir entamer un dialogue
rationnel et pragmatique. Pourtant, un happy end après concertation
aurait tout aussi bien permis qu’une tragédie de pousser des
dispositions légales susceptibles de prévenir d’autres périlleuses
naïvetés du genre.

Croyez que la condition des dauphins nous était une pensée constante. (…).

Nous
pensions que (notre) projet pourrait aider même à débloquer certaines
entraves. Cette fin pitoyablement tragique nous poursuit tous, avec ce
sentiment qu’une concertation plutôt que les polarisations que nous
avons vécues auraient pu déboucher sur quelque chose d’exemplaire.
C’est trop tard pour Brenda, Chiqui. Et Mac,
Chango, oui, comment vont-ils ? Nous n’avons jamais reçu de réponse à nos fax
vers le Costa Rica…

Véronique
a tiré ses conclusions sur la delphinothérapie et ce qu’elle vaut (bien
peu, d’où ce calcul simple que la captivité de dauphins est un prix
inutilement élevé).
Outre ses interventions dans le documentaire,
elle a depuis lors entre autre publié un démontage de l’expérience de
Bruges dans Anthrozoös (note : revue américaine consacrée aux
recherches sur les relations entre l’homme et l’animal).

© http://www.dauphinlibre.be
© http://www.nouvellescles.com/Courrier/Dauphin2.htm

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